Daniel Pennac
|
Daniel Penacchioni, dit Pennac est né en 1944 lors d’une escale à Casablanca. Issu d’une famille de fonctionnaires lecteurs et voyageurs, son enfance est douce et rythmée des multiples ailleurs visités: Afrique, Asie, Europe… Ses études ne furent pas merveilleuses, plutôt chaotiques, mais pas catastrophiques. Il étudie les Lettres à Nice et Aix. Il est professeur de lettres de 1969 à 1995 à Soissons et à Paris, souvent dans les classes difficiles. De 1979 à 1981, il suit sa compagne au Brésil et devient amateur de hamac comme d’autres de cigares. Il fut dessinateur à la quinzaine littéraire et est écrivain depuis au moins 1973 puisqu‘à cette époque paraît son premier essai, un pamphlet pour être plus juste, “Le Service militaire au service de qui?” Ed. du Seuil. Il rencontre un succès immense avec “Au Bonheur des ogres” puis une véritable reconnaissance pour “La Fée Carabine”. Vient ensuite “Comme un Roman”. Et puis arrive la suite de la tribu des Malaussène, les fameux.Outre ces romans, il est aussi essayiste, il écrit pour les enfants, il a composé des albums de photographies avec Doisneau…
|
|
Repères bibliographiques
• Merci, éd. Gallimard, 2003 • Chagrin d'école, éd. Gallimard, 2007 • Écrire, éd. Gallimard, 2007
|
|
|
|
La Fée Carabine, 1987
|
|
La Petite Marchande de prose, Prix du livre Inter 1990
|
|
Comme un Roman, 1992
|
|
Monsieur Malaussène, 1995
|
|
Messieurs les enfants, Collection blanche, Gallimard, 1997
|
|
(Des chrétiens et des maures, Collection blanche, Gallimard, 1997
|
|
Le dictateur et le hamac, Gallimard, 2003
|
|
|
Merci, Gallimard, 2004 Comment est né Merci? Daniel Pennac — De mon dernier roman, Le Dictateur et le hamac. En rédigeant la page des remerciements, j'ai décidé de m'attarder sur le remerciement comme genre contemporain — ses conventions, sa rhétorique, ses mises en scène, ses ambiguïtés —, de jouer un peu avec cette notion. Nous vivons une époque de congratulations universelles: remises de médailles, de décorations, de trophées, de prix littéraires, etc. Tout le monde félicite tout le monde, tout le monde remercie tout le monde, sous l'œil de toutes les caméras du monde. Du coup, le remerciement devient un genre impossible, où la quête d'originalité constitue paradoxalement l'attitude la plus convenue.
|
![]() |
Chagrin d'école, Gallimard, 2007 Dans un entretien récent: "Revenir sur cette enfance n'a pas été une promenade de plaisir. Il m'a fallu quatre ans pour écrire ce livre, qui semblera peut-être du "Pennac" souriant, avec des anecdotes amusantes, etc. Mais de sentir remonter en mois ces journées interminables, les cours où je ne comprenais rien, les leçons que je ne retenais pas, les devoirs sur lesquels je séchais, non, ça n'a pas été drôle". Superbe texte autobiographique (qui peut se lire comme la suite de Comme un roman) dans lequel il revient sur ses années de cancre à l'école, mais surtout sur la façon dont il a réussi à sortir de la torpeur provoquée par ce qu'il appelle sa «cancrerie». "Donc, j'étais un mauvais élève. Chaque soir de mon enfance, je rentrais à la maison poursuivi par l'école. Mes carnets disaient la réprobation de mes maîtres. Quand je n'étais pas le dernier de ma classe, c'est que j'en étais l'avant-dernier. (Champagne!) Fermé à l'arithmétique d'abord, aux mathématiques ensuite, profondément dysorthographique, rétif à la mémorisation des dates et à la localisation des lieux géographiques, inapte à l'apprentissage des langues étrangères, réputé paresseux (leçons non apprises, travail non fait), je rapportais à la maison des résultats pitoyables que ne rachetaient ni la musique ni le sport ni d'ailleurs aucune activité parascolaire."
|
|
|
Écrire, Gallimard, 2007
Parallèlement à la sortie de Chagrin d'école, Daniel Pennac publie ce livre de dessins. Amoureux de l'écriture jusqu'au bout de la plume, Daniel Pennac, à travers une cinquantaine de dessins inédits remplis de poésie et d'humour tendre, parle, encore et toujours d'écrire, d'écriture et d'écrivains. Une nouvelle fenêtre s'ouvre sur l'univers de celui que le grand public connaissait déjà comme grand romancier et essayiste brillant, et découvre aujourd'hui comme dessinateur délicat, imaginatif et habité encore et toujours par l'amour du verbe. Point de mots pourtant ici, mais l'omniprésence du stylographe qui les trace, les accompagne, les bride ou les porte, et semble sous le propre crayon de Pennac accéder à une vie propre. source: l'excellent site de Gallimard, voyez le clip, l'entretien avec l'auteur et les bonnes feuilles.
|
source: http://www.uni-kassel.de/fb8/privat/kerdelhue/internautes/pennac/pennac.html