Conférences plénières
Mercredi, 19 novembre de 2014
Conférence d’inauguration par Mme Gerda Haßler (Potsdam Universität).
Titre de la conférence :
Le traducteur de textes non littéraires aux XVIIIe et XIXe siècles : encyclopédiste, innovateur et médiateur.
Les traductions de textes scientifiques jouaient un rôle important dans le développement des sciences en Espagne dans la seconde moitié du XVIIIe siècle et la première du XIXe. Nous nous centrerons surtout sur les traductions du français et sur les traducteurs qui contribuèrent à la diffusion du savoir scientifique. A partir de 1788 ce phénomène débuta avec la publication de la traduction de l’ Enciclopedia Metódica afin de promouvoir le développement de l'Espagne, en particulier dans le domaine de l'économie, un développement initié dans les cercles culturels. L'inquiétude intellectuelle de l'Encyclopédie française, qui peut être considérée comme révolutionnaire, y avait été supprimée et il n'en restait plus qu'une œuvre regroupant toutes les connaissances de nombreux domaines du savoir. Le principal problème auquel durent faire face les traducteurs de la Enciclopedia Metódica fut celui de la terminologie. Les traducteurs ne se limitaient pas à la traduction du français en espagnol (dans laquelle ils réglaient de nombreux problèmes terminologiques), mais ils présentaient de plus un Diccionario ilustrado y aumentado. Dans sa traduction de l’ Enciclopedia metódica. Diccionario de Gramática y literatura, le Père Luis Mínguez de S. Fernando (1745-1808) s'efforça pour intégrer des éléments de la discussion linguistique espagnole dans le texte de la traduction, en augmentant et en discutant, d'une manière métadescriptive, la terminologie utilisée. Pour le traducteur il est particulièrement important d'ajouter beaucoup d'articles sur les synonymes castillans.
Les textes français sur la chimie étaient aussi très fréquemment l'objet de traductions. Seulement un an après la parution de l'original de la Memoria sobre la necesidad de perfeccionar y reformar la nomenclatura de la química (1787) de Lavoisier, le professeur de chimie du "Real Laboratorio" de Madrid, Pedro Gutiérrez Bueno (1745-1826), publia la traduction en espagnol de cette œuvre de divulgation. Pendant la décennie suivante virent le jour les principaux traités des chimistes français. Dans sa traduction Gutiérrez Bueno part du manque de mots savants de la langue espagnole en matière de sciences naturelles et arts, son intention n'étant pas de rajouter ces mots à la langue espagnole mais d'améliorer et de réformer le langage de la chimie en général. Pendant la première moitié du XIXe siècle de nombreuses traductions de livres sur l'histoire furent publiées car elles intéressaient le public espagnol à cette époque turbulente. Les traducteurs cherchaient aussi dans les nombreux journaux des solutions traductologiques les mieux adaptées au génie de la langue espagnole. Dans ce sens les traducteurs étaient considérés comme des encyclopédistes, des innovateurs et des médiateurs.
Agustí Nieto-Galán (Centre d’Història de la Ciència (CEHIC)- Universitat Autónoma de Barcelona)
Agustí Nieto-Galan est professeur d'Histoire de la Science à l' Universitat Autònoma de Barcelona (UAB). Ingénieur chimiste, diplômé et docteur en Histoire, sa formation d'historien de la science se déroula à la Modern History Faculty de l'Université d'Oxford et au CNRS à Paris. Il a publié de nombreux livres et articles sur l'Histoire de la chimie, l'histoire des colorants naturels et l'histoire de la divulgation scientifique (XVIIIe-XXe siècles). Il est actuellement chercheur à l'ICREA- Academia et directeur du Centro de Historia de la Ciencia (CEHIC) de la UAB.
Parmi ses publications nous pouvons citer: Natural Dyestuffs and Industrial Culture in Europe, 1750-1880, édité avec Robert Fox (Science History Publications, 1999); Colouring Textiles (Kluwer, 2001); Chemistry, Medicine, and Crime Mateu J.B. Orfila (1787-1853) and His Times (Science History Publications, 2006), en collaboration avec José Ramón Bertomeu-Sánchez; Popularizing Science and Technology in the EuropeanPeriphery, 1800-2000 (Ashgate, 2009), avec Faidra Papanelopoulou et Enrique Perdiguero; Los públicos de la ciencia. Expertos y profanos a través de la historia. Marcial Pons. Madrid, 2011.
Actuellement ses recherches portent sur divers aspects de l'histoire urbaine de la science et de la divulgation scientifique en Europe à la fin du XIXe siècle, et l'image publique de la chimie en Espagne au XXe siècle.
Titre de la conférence :
La science “populaire” française vers 1900: Camille Flammarion, Louis Figuier et leurs traducteurs en Espagne.
Les hommes de science Camille Flammarion (1842-1925) et Louis Figuier (1819-1894) ont été relativement peu étudiés. Représentants authentiques de la divulgation scientifique française de la fin du XIXe siècle, ils méritent sans doute de nouvelles recherches à partir de perspectives différentes : une histoire culturelle – auteurs, éditeurs et lecteurs – de leurs livres de science ; une discussion sur les caractéristiques particulières du genre littéraire qu’ils créèrent ; une analyse détaillée des conséquences politiques découlant de leur divulgation, etc. Mais, au-delà de ces questions très pertinentes, nous n’avons pas non plus suffisamment d’études sur la toile internationale qu’ont tissée leurs successeurs en Europe et en Amérique Latine vers 1900. Leurs traducteurs ont été sans aucun doute les personnages principaux de cette toile internationale.
Dans cette conférence, nous présentons quelques cas emblématiques en Espagne. Nous soulignerons, entre autres, la traduction vers l’espagnol de Gaspar Sentiñón (1881) de l’œuvre de Figuier Connais-toi toi-même : notions de physiologie (1879) ; la traduction de Pelegrí Casabó (1879-1881) de Vies des savants illustres (1877) du même auteur ; ensuite, la traduction vers le catalan qu’a effectuée Rafel Patxot (1903) de l’œuvre de Flammarion, Uranie (1889) ; et finalement la version espagnole de la fameuse Astronomie populaire (1880), adaptée par l’astronome Josep Comas i Solà en 1906.
La personnalité de ces traducteurs et le contexte culturel dans lequel ces œuvres ont circulé sur le marché du livre nous permettront de reconstruire les aspects encore inédits de la culture scientifique de l’Espagne de la fin du XIXe siècle.
Jenny Brumme (Universitat Pompeu Fabra)
Jenny Brumme, Professeur Titulaire de chaire universitaire en Linguistique appliquée et traduction. Diplômée en Philologie Romane (1981, Université de Bucarest, Roumanie), docteur en Philologie Catalane (Université de Leipzig, 1985) et habilitée en 1995 par l'Université de Potsdam. Elle a dirigé deux projets de recherche sur la traduction de l'oralité fictive (2007-2010, 2010-2013). En collaboration avec Anna Espunya elle a édité la monographie TheTranslation of Fictive Dialogue (Rodopi, 2012) et elle est l'auteure de Traducir la voz ficticia (De Gruyter, 2012). Pendant l'année 2013-2014 elle a été invitée à occuper une chaire universitaire de l'Université de Mainz/Germersheim (Allemagne).
Titre de la conférence :
Les mots savants dans la traduction. Juan Vilanova y Piera (1821-1893) et Francisco María Tubino (1833-1888) face à trois textes de Darwin
Parmi les œuvres principales qui tentent de diffuser les idées de Darwin en Espagne l'on cite d'habitude le premier volume de La Creación. Historia Natural (1872-1876, 8 vols.), travail collectif dirigé par Juan Vilanova y Piera (Valencia 1821-Madrid 1893). Le créationniste valencien n'est pas un inconnu dans l'histoire de la science espagnole, où bon nombre d'œuvres le considèrent comme un éminent géologue et paléontologue. Bien que conservateur et profondément catholique, de récentes données soutiennent l'hypothèse selon laquelle Vilanova demanda à son ami Francisco María Tubino (San Roque, Cádiz 1833-Sevilla 1888) “une ample exposition systématique de la théorie évolutionniste” (Pelayo López / Gonzalo Gutiérrez 2012: 171). Cependant, jusqu'à nos jours le travail de Tubino n'a pas été reconnu comme une traduction au sens propre du terme, ce qui ne pourrait être démontré qu'à travers une analyse détaillée des textes intégrés dans La Creación (1872).
A la différence d'autres traducteurs largement étudiés, comme c'est le cas de Clémence Royer (1830-1902), première traductrice de Darwin en français (Brisset 2002), l'histoire de la traduction scientifique en Espagne présente une importante lacune autour des traductions citées, même si elles exposent la théorie de Darwin bien avant que ne fusse publiées les versions intégrales en espagnol.
Pour cette raison et comme suite à nos recherches antérieures (Battaner / Brumme 2009, Brumme 2013), nous tenterons de déterminer la relation entre les textes darwiniens source et la version proposée dans les chapitres de La Creación suivants:
El origen de las especies (Vilanova 1872, vol. 1: I-XXXVIII)
El origen del hombre (Vilanova 1872, vol. 1: XLVII-LXX)
De la variación de los animales y de las plantas bajo el imperio del hombre (Vilanova 1872, vol. 1: XXXIX-XLVII)
Nous déterminerons les mots savants dans les textes et les procédés du traducteur en rapport avec son objectif de présenter une œuvre de divulgation. Les résultats nous obligeront à reconsidérer une question très débattue dans les études de traduction, c'est-à-dire la manipulation des traductions et son effet. En définitive, si nous prétendons revendiquer la place qu'à notre avis Tubino, et indirectement avec lui également Vilanova, devraient occuper dans l'histoire de la traduction en Espagne, nous devrons employer un concept déterminé de traduction, en accord avec l'époque, la société et la culture d'arrivée, les personnes impliquées et les objectifs de la traduction.
Nicolás Bas Martín (Universitat de València)
Nicolás Bas Martín est Professeur du Département d'Histoire de la Science et de la Documentation de la Faculté de Médecine et Odontologie de l'Université de Valencia. Sa recherche est centrée sur l'Histoire du livre pendant le XVIIIe siècle, comme dans son étude récente "El correo de la Ilustración: Libros y lecturas en la correspondencia entre Cavanilles y el librero parisino Fournier (1790 - 1802), qui a obtenu le "Premio de Bibliografía de la Biblioteca Nacional de España" en 2011. Actuellement, il étudie la présence de livres espagnols en France et en Angleterre à l'époque des Lumières.
Titre de la conférence :
La correspondance Cavanilles-Fournier : un véhicule de transmission scientifique et technique à la fin du XVIIIe siècle
Au cours du XVIIIe siècle les lettres devinrent l'un des véhicules de transmission du savoir les plus importants. Dotée d'un caractère à la fois personnel et professionnel, la correspondance devint un élément clé pour être au courant des événements culturels et scientifiques les plus notoires de l'Europe des Lumières. Non sans raison, le verbe "voyager" apparaissait toujours associé à la relation épistolaire, y avec eux aux livres. Ainsi, voyages, lettres et livres s'unissent dans l'expérience personnelle du botaniste valencien Cavanilles qui, après un séjour fructifère de presque treize ans à Paris, revint en Espagne, et initia une abondante correspondance avec le libraire parisien. De cette relation tirèrent bénéfice une liste sélecte de nobles et d'intellectuels espagnols, qui eurent l'occasion d'accéder à un grand nombre de livres scientifiques et techniques.
Jeudi, 20 novembre de 2014
José Carlos de Hoyos (Université Lumière Lyon 2 (Francia)
José Carlos de Hoyos est Professeur de Linguistique Hispanique à l'Université Lumière Lyon 2 (France), membre du Département d’Étude des Mondes Hispanophone et Lusophone (DEMHIL) et chercheur au Centre de Recherche en Terminologie et Traduction (CRTT). Sa recherche se situe dans les domaines de la lexicologie, l'espagnol de l'économie et la traduction. Ces dernières années il a participé à l'édition de plusieurs ouvrages comme par exemple: Langue et manipulation, Publications de l’Université de Saint-Etienne, Saint-Etienne, 2012 (avec M. H. Pérennec) et La néologie en langue de spécialité : détection, implantation et circulation des nouveaux termes, Université de Lyon, Lyon, 2014 (avec P. Dury, F. Maniez, J. Makri-Morel, V. Renner, M. B. Villar). La conférence présentée au colloque TRADCyT 2014 est la continuation des recherches réalisées dans les travaux suivants: “Nacimiento de la ciencia económica: análisis de las traducciones españolas del Epítome de Jean-Baptiste Say” (sous presse) ; “ Guide to the LinguisticAnalysis of theTranslation of J. B. Say’s Works: thecreation of a Vocabulary in Political Economy in Spanish ”, en colaboration avec Javier San Julián, EE-T, août 2013 (http://eet.pixel-online.org/guides.php); “Paseo lexicográfico por la Economía del diccionario académico”, Pandora 7, 2007: 249-265.
Titre de la conférence :
L'économie politique de Jean-Baptiste Say en langue espagnole : ingrédientes d'un succès éditorial et scientifique.
Dans l'historiographie des doctrines économiques, la première moitié du XIXe siècle espagnol est considérée comme l'"ère Say” (Martín Rodríguez 1989: 40), de par l'importance de la diffusion de la pensée de Jean-Baptiste Say (Lyon, 1767- Paris, 1832) et en particulier de son œuvre majeure le Traité d’Économie Politique (1803-1841). Sa présence dans le contexte espagnol, comme l'ont mis en évidence divers travaux de ces dernières années (citons par exemple Almenar-Lluch 2000, Menudo-O’Kean 2005, López Castellano 2009), est incontestable non seulement en raison du grand nombre d'éditions traduites qui circulent, mais aussi de par sa répercussion dans la constitution des premières chaires d'économie politique.
Lors de la première édition des Journées internationales sur l’Histoire de la traduction non littéraire (Valencia, 2012) nous avions présenté l'analyse d'un des livres les plus diffusés de Say en espagnol, son Épitomé. A ce moment nous prenions contact pour la première fois avec l'économiste français, découvrant, d'une manière un peu imprévue, la grande influence de son œuvre en langue espagnole. Dans notre intervention pour ses secondes journées nous désirons reprendre le fil initié en 2012 en présentant une explication à ce grand succès d'édition et scientifique que représenta la diffusion de Say dans le monde hispanophone (les traductions ne furent pas uniquement publiées en Espagne mais aussi en Amérique, bien que ces dernières soient encore mal localisées et peu étudiées).
Notre approche, cette fois-ci, prendra en compte divers aspects d'analyse ayant pour objectif une compréhension plus globale du phénomène de diffusion et l'ambition de trouver les clés interprétatives adéquates et, peut-être -pourquoi pas-, avec l'espoir de pouvoir situer le foyer scientifique dans des arguments peu utilisés jusqu'à présent pas les chercheurs pour comprendre le phénomène Say dans la langue espagnole. Notre point de départ sera l'hypothèse de travail qui établit que le succès de l'auteur français est dû, en partie, à une attention spéciale portée sur la linguistique dans la construction de son œuvre. Nous considérerons, en premier lieu et selon l'optique d'un ouvrage écrit en français, divers exemples de cette attention, dont la matérialisation est d'une grande qualité, proche de ce qu'un grammairien de son époque pourrait inclure comme commentaire sur la langue française. A ce souci linguistique vient s'ajouter, dans un deuxième temps et dans une perspective interlinguistique, une attention particulière à la relation de Jean-Baptiste Say avec ses traducteurs et avec leurs éventuelles interventions (nous pourrons présenter ici une documentation originale pour soutenir cet argument grâce à la correspondance privée de l'auteur, qui demeure inédite). Ces deux aspects, appartenant à ce que l'on peut qualifier de manière générale un argument linguistique, et d'autres que nous verrons dans notre étude, nous convaincront du statut considérablement élevé que Jean-Baptiste Say accordait à la langue, en la considérant comme un argument central et, en grande mesure, stratégique dans la diffusion de son œuvre, qui le poussa à effectuer certains arrangements formels assez importants.
Cet argument linguistique (qui ne doit pas être entendu comme exclusif) devra être mis en rapport avec d'autres, comme le scientifique, le culturel ou le social, pour expliquer la circulation fluide des idées de l'auteur français en langue espagnole et sa vaste institutionnalisation dans la culture économique de la première moitié du XIXe siècle dans le cadre hispanique.
Mª Nieves Sánchez González de Herrero (Universidad de Salamanca)
Mª Nieves Sánchez González de Herrero est Docteur en Philologie Romane à l'Université de Salamanque, et titulaire de chaire universitaire en Langue espagnole dans cette université. Elle a travaillé surtout sur l'édition de documents et de textes médievaux et sur des études linguistiques du Moyen-Âge. Elle a participé à la rédaction du Diccionario Español de Textos Médicos Antiguos (DETEMA) et dirige le Diccionario Español de Documentos Alfonsíes (DEDA)
Titre de la conférence :
L’activité traductrice en langue espagnole durant le bas Moyen-Âge vue à travers quelques textes médicaux et encyclopédiques.
Une des caractéristiques communes à la plupart des traductions vers l’espagnol de textes médicaux et encyclopédiques traduits au Moyen-Âge est qu’ils sont anonymes. Les traducteurs de ces textes n’ont pas laissé non plus de témoignages explicites de leur activité ni des difficultés rencontrées dans leur labeur traductrice. Pour nous rapprocher à leur travail, nous pouvons comparer les textes espagnols avec le texte source si nous le connaissons. A travers cette comparaison, qui n’est pas toujours sûre pour différents motifs que nous analyserons, nous essaierons de synthétiser certaines caractéristiques de la traduction médiévale des textes en question.
Vendredi, 21 novembre de 2014
Conférence de clôture par Mme Sabine Juratic IHMC (CNRS-ENS).
Sabine Juratic, chargée de recherche au CNRS (Paris, Institut d’histoire moderne et contemporaine, Ecole Normale Supérieure), est spécialiste de l’histoire sociale et culturelle de Paris et de l’histoire du livre et de l’édition au siècle des Lumières. Elle co-dirige le Dictionnaire, des imprimeurs, libraires et gens du livre à Paris, 1701-1789 (Genève, Droz) et, avec Pascal Bastien et Daniel Roche, l’édition du journal d’un libraire parisien Siméon Prosper Hardy, Mes loisirs, ou Journal d’événemens tels qu’ils parviennent à ma connoissance, 1753-1789 (cinq volumes parus, années 1753-1778, Paris, Editions Hermann, 2012-2014).
Ses recherches actuelles portent sur les traductions et les circulations culturelles dans l’Europe des Lumières. Elle a notamment collaboré à l'Histoire des traductions en langue française, 17e-18e siècles, parue en 2014 aux éditions Verdier, sous la direction d'Yves Chevrel, Jean-Yves Masson, Annie Cointre et Yen-Maï Tran-Gervat.
Titre de la conférence :
Traduire les sciences en France au siècle des Lumières : communications et collaborations entre traducteurs et savants.
Le français, langue source par excellence des traductions espagnoles au XVIIIe siècle, fait souvent office, dans le domaine des sciences et techniques, de langue relais pour les ouvrages publiés originellement en d’autres langues. L’ambition de cette conférence sera donc de présenter, en amont du passage à l’espagnol, un tableau des conditions dans lesquelles les traductions voyaient le jour en France, en mettant particulièrement l’accent sur les acteurs impliqués dans les processus de transfert et sur les modes de relations établis à cette occasion entre savants et traducteurs.